mercredi 15 avril 2009

Saison 3 – Episode 8



Cacophonor est au japonais absent
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera au pays du soleil levant pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession de la technologie modulaire et des générateurs d’enveloppe et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
À peine cette nouvelle mission annoncée que c’était l’ébullition à Electroland. Chacun passait sa commande : pour Lady Béneloppe, un ensemble de robots ménagers et un téléphone cellulaire, pour les nainblonds des consoles de jeu et un écran divx, pour Price-Fisher, un lecteur mp3 et un ampli surounds digital pfx, pour l’animal domestique, une souris numérique et un ensemble de puces pour le… ‘Oh ! oh ! oh !’ s’écriât notre intrépide héros, ‘je risque la surcharge de poids à mon retour’. Que nenni, répondirent en chœur l’ensemble des demandeurs, un petit sac à dos te suffira. Et oui, la miniature était le maître mot en ce royaume.

La charmante hôtesse de la Japanese Airline déposa le cocktail qu’avait commandé l’agent leCurLing sur la tablette et lui décocha un sourire délicieux avant de tourner les talons. Mais notre brillant agent ne pouvait suivre l’hôtesse pour une visite du cockpit car celui-ci se devait de potasser le dossier mis à sa disposition par le Colonel Shure. L’agent leCurLing décacheta l’enveloppe “confidentiel secret“ et commença à lire la lettre manuscrite du colonel : Très cher leCurLing, si cette mission vous mène à Tokyo, c’est que l’infâme cacophonor a établi son repaire là-bas, mais je me dois de vous éclairer sur certains détails car votre mission vous mènera dans l’univers du synthétiseur modulaire, c’est à dire que ses différents éléments : CO VCF VCA et générateur d’enveloppe sont des modules totalement indépendants, pouvant être connectés entre eux de manière libre grâce à des câbles ou des matrices autorisant une grande créativité de son. Apparus au milieu des années 60, ils sont lourds, encombrants et fragiles et restent confinés au studio, mais au milieu des années 70, ils sont remplacés par une version portable mais à la structure sonore plus restreinte, le plus célèbre reste le Minimoog créé par Robert Moog né le 23 mai 1934 à New-York et décédé le 21 août 2005. Après des études en électricité, cet ingénieur électronicien travaille avec son père des Thereminvox (instrument électronique où l’on contrôle les formes d’onde à la main). En 1964, sur demande, il en monte un en version compacte où il rajoute des fonctions qui permettent de jouer un son non plus linéaire mais évolutif. A son apogée en 1971, la société Moog emploie 42 personnes et a 25 produits à son catalogue. Cet instrument devient la référence dans le monde du rock progressif, du jazz rock et aussi du funk, mais le déclin s’annonce en 1975, le polymoog a des problèmes de fiabilité, la concurrence des autres fabricants se fait de plus en plus, Robert Moog vend ses parts et quitte la société en 1977. Les banques cessent leurs aides dès 1986 et la liquidation de la société est effective en 1996, mais Robert Moog récupère les droits d’utilisation du nom en 2000 et lance en 2002 un nouveau minimoog nommé Voyager.
L’agent leCurLing renferma l’enveloppe car l’avion avait commencé son atterrissage sur l’aéroport Narita de Tokyo. Là, il retrouva l’exquise agente ‘Takati Takité’ qui devait l’accompagner dans cette mission.

Le taxi avançait dans le dédale des rues de Tokyo, en direction du quartier de Shinjuku, là où ‘Takati Takité’ avait réservé une chambre d’hôtel pour l’agent leCurLing. Pendant le voyage, la charmante jeune femme expliqua la situation à notre héros : l’infâme Cacophonor avait mis au point une onde martelante qui réduisait au silence tous les synthétiseurs.
Le taxi déposa le couple d’agents devant l’hôtel, mais au moment de rentrer dans le hall, le groom de service tendit un mot à notre agent. Ce mot provenait du conservateur du musée du rock du quartier de Harajuku, le quartier branché de Tokyo, et celui-ci demandait à l’agent leCurLing de venir au plus tôt le rejoindre car les synthés du musée s’étaient tus. L’ignoble cacophonor s’était attaqué aux fleurons synthétiques de l’empire. Dans ce quartier jeune où la mode peut à tout moment surprendre, leCurLing rencontra ‘Shori So’, le conservateur du musée, qui lui montra les synthés aphones tel les MS 10 et MS 20, deux synthés créés en 1978 par la société Korg qui fut fondée en 1962 par Tsutomu Kato, patron de discothèque et Tadashi Osanai, musicien qui mécontent de sa boîte à rythme en construisirent une en 1963. Puis en 1967, ce fut la fabrication d’orgue mais face à la concurrence, la société choisit le marché des synthés en 1970. Le premier modèle voit le jour en 1973, puis une série de produits apparaissent jusqu’en 1980. En 1989, Yamaha prend le contrôle de korg. Dans la pièce d’à côté, ‘Shori So’ montra les autres instruments silencieux : la TR 808, une des premières boîtes à rythme programmable et la TB 303, un synthétiseur/séquenceur fabriqué de 1982 à 1983. Au départ, elle devait servir d’accompagnateur aux guitaristes mais ne trouvant pas son public, elle ne fut fabriquée qu’à 20 000 unités par la société Roland, créée le 18 avril 1978 par Ikutaro Kakehashi à Osaka.

Il n’y avait pas une seconde à perdre : trop de synthés s’étaient tus. La délicieuse ‘Takati Takité’ retira sa montre de son poignet, celle-ci s’avéra être en plus d’une montre un ordinateur surpuissant de 250 Mo de ram pour un disque dur de360 Go, accouplé à un GPS ultra performant et un central téléphonique qui la reliait au son du dolby stéréo de quatrième génération à ses collègues, agents du célèbre National Encouragement Musical. OUI, le célèbre NEM, ce clairvoyant et phénoménal organisme de lutte anti-cacophélon. D’ailleurs, les talentueux agents Tonnoto Akassé et Yamamoto Kadératé avaient localisé, grâce à leur bouton de manchette qui était un puissant radar informatisé, le cacophélon Caophonor et d’après eux, celui-ci ce cachait dans le quartier de Akihabara, le quartier de l’électronique. ‘Takati Takité’ et l’agent leCurLing sautèrent dans le premier taxi pour rejoindre le quartier. Là, ils retrouvèrent Tonnoto Akasé et Yamamoto Kadératé, ziœutant sur leurs boutons de manchette la provenance des ondes néfastes à l’exécution sonore de nos braves synthés modulaires. La mauvaise onde provenait d’une boutique d’électronique, l’agent leCurLing et ‘Takati Takité’ rentrèrent dans la boutique comme de simples clients. Pendant ce temps, Tonnoto et Yamamoto faisaient le tour par derrière, un vendeur s’approcha de nos deux agents acheteurs ‘bonjoul Mr Tsu, poul vous selvil’ hum ! Même si la démarche de l’homme n’était nippone ni mauvaise, le sixième sens de l’agent leCurling lui disait DANGER MON GARS !
Mr Tsu n’admit pas que l’agent leCurLing eut des doutes, mais invita quand même celui-ci à visiter le commerce. Mais une fois la porte franchie, l’ami Tsu baissa le rideau de fer, enfermant la gracieuseTakati Takité et notre intrépide agent. Heureusement, les agents de la NEM avaient fait le tour et purent libérer nos deux agents enfermés. Mais Mr Tsu avait donné l’alarme et un imposant Sumo du nom Bishi Pitibikini se mit en travers de la route de nos héros. Le copieux tas de viande fit valdinguer Tonnoto et Yamamoto puis renversa la ravissante ‘Takati Takité’. Notre agent entama un rude combat contre l’imposant amas de chair mais lorsque celui-ci prit sont élan pour projeter l’agent leCurLing, notre intrépide héros se poussa et le Sumo Bishi atterit sur la machine à mauvaises ondes, détraquant celle-ci. De la fumée sortit de l’infernale machine et un bruit de sirènes se mit à retentir. Vite, vite, il fallait vite fuir pour nos amis avant que tout explose. Les agents de la NEM, réveillés par l’agent leCurLing, se mirent à courir vers la sortie, mais la séduisante ‘Takati Takité’ ne se réveillait toujours pas, l’agent la prit dans ses bras forts et musclés et se mit à courir à son tour,. A peine avait-il franchi la porte que tout sauta dans le magasin d’électronique.

La machine infernale que gardaient les hommes de cacophonor, l’ami Tsu, Bishi, avait rendu l’âme et les synthés s’étaient remis à jouer. Cette mission terminée, notre agent allait enfin pouvoir rejoindre l’hôtel que lui avait réservé l’attrayante ‘Takati Takité’ dans le quartier Shinjuku, mais l’étonnement de notre agent fut grand quand celui-ci s’aperçut que c’était un love-hotel. Quelle belle surprise, se dit l’agent quand, après l’avoir dénudé d’un geste ferme, prit la peau nacrée et subtilement parfumée, porta ses lèvres vers elle et lécha le… litchi sucré qu’il avait pris dans la corbeille de fruit.

l'agent c'est pris une petite semaine de vacances (bien mérités, oui, c'est vrai) alors pris de cour il vous offre le célèbre minimix l'évèché était fermé de l'interieur pour ceux qui ne l'on pas envore écouté et vous promez de ce rattrapper au prochain épisode Avec du rythme, des basses, du fuzz. Mais aussi de l’amour et des violons.

mercredi 1 avril 2009

Saison 3 – Episode 7


Si cacophonor inonde le baba coule
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera au cœur d’un festival pop pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession de ces grandes messes et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
Lady Béneloppe s’était bien sûr empressée de faire brûler quelques encens et une véritable puanteur avait gagné la pièce entraînant les jérémiades des nains blonds. L’agent leCurLing enfila son pat d’eph’ et sa peau de mouton puis rejoignit son combi volkswagen et direction le festival de Moostick pour 3 jours de musique planante, d’amour libre et non protégé (grosse bêtise) et de produit illicite (bonne bêtise). A moins que le Cacophélon lâche des hallebardes et transforme le beau pâturage en gigantesque bain de boue.

L’agent leCurLing stoppa le combi dans le champ. A peine arrivé, deux ravissantes frangines aux seins nus se précipitèrent pour accueillir notre héros et le couvrir de collier de fleurs : ‘bonjour frère, je suis ‘fleur de thé’ et voilà ma sœur ‘nuage de lait’, comment t’appelles-tu ‘intrépide cavalier de la lumière cosmique’. Oh merde, l’agent leCurLing n’avait pas pensé à se trouver un diminutif imagé, un sobriquet idiot engendrant la paix et l’amour : ‘euh… je euh… m’appeleuh… pierre de granit poli qui glisse sur la glace’ et les deux donzelles topless de répondre : ‘bienvenue au festival de Moostick’ tout en couvrant notre agent de bisous de bienvenue.
AAAAAAAAAATTTTTTTCCCCCCHHHHOOOOOMMMMM ! Dans un premier temps, l’agent, se devait de retirer tous ces colliers de fleurs qui lui fourguaient une sacrée allergie et dans un second temps retrouver ‘graine de sitar’, l’agent délégué par la Division Yankee Locale Anti Nuisance soit la DYLAN, pour aider notre agent dans cette nouvelle aventure. L’agent leCurLing avait beau avoir accosté tout les joueurs de sitar et tablas de la communauté pacifique, aucun ne répondait au doux nom de ‘graine de sitar’. Notre héros pensait que la DYLAN lui avait posé un lapin quand une jolie et délicieuse danseuse de foulard l’aborda : ‘bonjour voyageur de la grandeur musicale, cherches-tu l’âme bienveillante qui pourrait t’accompagner dans une balade de volupté auditive pour glaner les éléments de recherche collectable à rapporter à tes frères Ortofon et Shure’. Gloups, mais qui était cette affriolante blablateuse au regard de velours et au corps de liane qui abordait notre agent. Bonjour, frère ‘Pierre de granit poli qui glisse sur la glace’ je suis ‘graine de sitar’. Alors voilà l’agent délégué par la DYLAN là où notre agent s’attendait à voir un grand barbu jésufié, c’était avec plaisir qu’il découvrait l’agent ‘graine de sitar’.

Une fois la tente montée, l’exquise ‘graine de sitar’ commença son exposé en prenant la référence de ces manifestations, le célèbre festival de woodstock (Woodstock music and art festival) qui eu lieu du 15 au 17 août 1969 à Bethel prés de Woodstock. L’idée de ce festival vient de Artie Kornefeld, vice-président de Capitol records et Michael Lang, jeune hippie organisateur de concert. Les fonds sont apportés par John Robert et Joel Rosenman qui ont passé une annonce pour investir dans des projets intéressants et des affaires fructueuses. Prévu pour 50 000 personnes à Woodstock, le festival doit après le refus de la ville se rabattre à Bethel dans le champ du fermier Max Yasgur qui le loue 50 000 dollars.
Oui mais les organisateurs n’avaient pas pensé que la publicité promettant 3 jours de paix et de musique allait attirer un tel public qui augmente de minute en minute, allant jusqu’à atteindre les 450 000, bloquant la circulation et les accès à la ville. D’ailleurs, pour rejoindre le festival, les artistes sont obligés d’utiliser les hélicoptères de l’US ARMY qui servirent également à fournir la population en eau et nourriture. Dépassés par les événements, les organisateurs sont obligés d’ouvrir les barrières, mais malgré le nombre, la police reconnut avoir eu moins de problème avec ces jeunes qu’avec les vacanciers habituels. La gratuité du concert fit perdre beaucoup d’argent aux organisateurs qui durent vendre à la Warner les droits d’utilisation, les ventes des disques et documentaires furent quant à eux bénéficiaires. Parmi les nombreux artistes qui participèrent à ce festival, on dénombre Janis Joplin, Santana, Ten Years After, The Who, Johnny Winter, Blood Sweet and tears, canned Heat, Joe Cocker, Grateful Dead, Jimi Hendrix et bien d’autres. 
La nuit tombait et les premières notes de musique du festival de Moostick s’élevaient vers les étoiles. 
Et notre héros profitait de la douceur de ‘Graine de sitar’ pour mordiller frénétiquement la chair offerte de cette croustillante et vivifiante déesse de… galette de tofu, quand tout à coup un éclat de voix retentit dans l’assistance : ‘RAIN RAIN’ criaient les malheureux. Le guitariste des ‘Happy Galanacé’ fut foudroyé par une décharge électrique due à la mésentente récurrente entre l’eau et l’électricité, ces deux ennemis ancestraux. Bondieu, le festival allait-t’il tourner en eau de boudin ?

Le calme revenu, les commentaires allaient bon train. Ce n’était pas le premier festival qui subissait le déluge dépressionnaire du ciel, d’ailleurs, seuls les anciens se souvenaient de festivals sans problème comme celui de l’île de Wight près des côtes sud de l’Angleterre. Si le premier festival a eu lieu en 1968 puis en 1969, c’est celui de 1970 qui a marqué les esprits. Se déroulant les 28, 29 et 30 août 1970, il rassemble 600 000 spectateurs qui se régaleront des prestations de Miles Davis, des Who, des Doors, de Sly and the family Stone, Leonard Cohen de free et encore une fois de Jimi Hendrix.
Une fois l’ensemble des dégâts produits par la pluie réparés, le festival pouvait reprendre son cours sauf que dès les premières notes de guitare basse des cosmic ‘Smoke the herb and see the madone’, la pluie se remit à s’abattre abondamment sur la scène obligeant les smoke on the water à se rabattre en coulisse. S’en était trop ! L’agent leCurLing… enfin… pierre poli machin sur truc la glace se devait de mettre un terme aux agissements du néfaste aspergeur scrutant depuis la scène, la fosse où se massait le public. L’agent leCurLing reconnut un des sbires de l’impitoyable cacophélon sous les traits de : ‘verdâtre joueur de D2’ qui grattant sur sa guitare beuglait à tue-tête un effroyable ‘je te suuuuurrrrvivrai’ les cheveux dans le vent. Afin de mettre un terme à l’attentat auditif du platiné capillaire, notre héros fit exploser la cuve à eau qui alla se déverser sur l’incorrigible beugleur qui faisait pleuvoir à chacune de ses interprétations. Une fois l’arroseur arrosé, les concerts purent reprendre pour la plus grande joie des participants du festival.
Le bonheur se lisait sur les visages, on retrouvait l’esprit du printemps de l’amour et de son festival international de musique de Monterey en Californie, qui eut lieu du 16 au 18 juin 1967, organisé par les producteurs Lou Adler et Alan Pariser, ainsi que par John Phillips des mamas and papas. Plus de 200 000 personnes se rassemblèrent pour écouter Lou Rawls The Animals Canned Heat Quicksilver Messanger Service, Moby Grape, Jefferson Airplane Otis redding, Ravi Shankar The Who, Grateful Dead et bien sûr Jimi Hendrix.

Le festival enfin sauvé, notre héros pouvait se détendre et écouter les groupes se succéder sur la scène. La BST et la Thorens allaient pouvoir constituer un bon dossier grâce à tous ces renseignements, et la féerique ‘graine de sitar’ faisait voler ces foulards dans de sensuelles danses. Les mignonnes Fleur de thé et Nuage de lait les avaient rejoint sur l’herbe encore humide et en parlant de ça, les vapeurs de celles-ci avaient capté l’esprit de notre agent dont le corps léger s’était langoureusement rapproché des délicieuses prêtresses de l’amour. D’ailleurs, notre héros en profita pour enfouir sa tête contre fleur de thé… d’oreiller pour sombrer dans un repos fort mérité.

Une vieille version plutôt pop avec cette version 3.7 qui reprend le popmenons nous dans les bois de la saison 1, par les temps qui coure de la bonne musique « fumante » je me dit sa le fait. 
Puis deux petit mots pour dire toute la tristesse de voir un grand artiste tel que Mr Bashung nous quitter.
Et dire bravo à Marc Cerrone pour offrir son prochain album en téléchargement sur son site et pour ses positions sur le sujet.

dimanche 15 mars 2009

Saison 3 – Episode 6


Label de 4 pistes a des yeux de velours
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera de motown à soulville pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession de ces labels et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
Nom d’un doublecheese ! D’après la B.S.T., l’oncle Sam avait besoin de l’agent leCurLing, car le bruit courrait que le monde libre était menacé. Maître en stratégie d’attaque, le Colonel Shure avait donné toutes les recommandations d’usage et en premier lieu comment différencier un ballon de foot américain d’un ballon de soccer qui n’est autre que notre bon vieux ballon de foot habituel car l’autre se rapproche de celui de la sphère de l’ovalie sans prendre en compte le sens de la passe… enfin il fallait se méfier quoi. 

Houlà, il valait mieux avoir le cœur bien accroché dans cet ascenseur qui gravissait à vive allure les étages de l’immeuble de l’Entreprise Local Vérifiant les Instances Sécurisées soit la célèbre E.L.V.I.S., et sûr qu’il ne fallait pas être sujet au vertige lorsque celui-ci stoppa au 328ième étage de la tour. La porte s’ouvrit sur une immense salle de réunion. Là, l’agent leCurLing fut délicieusement accueilli par Mlle Housewife, qui lui présenta les membres éminents de l’ELVIS qui attendaient notre héros pour lui expliquer la situation : « Les fleurons du groove black soul américains sont pillés de leur disques d’or par le démoniaque Goldfineteub, grand amateur d’or et ami du cacophélon cacophonor, et tous ces vols créent le mécontentement de la communauté afro-américaine, réactivant leur révolte, les combats urbains et en opposition, la bêtise raciste des Konnards Komplétement Kon ». Alors avant que le pays ne se retrouve à feu et a sang, l’ELVIS demandait à notre valeureux agent de ramener le calme et la sérénité sur le territoire Américain (ça vous en bush un coin). Une fois les explications données, Mlle Housewife invita notre héros à le suivre dans un restaurant branché de Manhattan afin de lui donner toutes les informations pour le bien de sa mission.
Alors que l’agent leCurLing parcourait d’une main, à la fois douce et ferme, le dos lisse et légèrement glacé du… menu de ce lounge restaurant, Mlle Housewife sortit de son sac à main un paquet de cigarettes qui s’avéra être en réalité un micro-ordinateur. 
La première des victimes de Goldfineteub était le label Stax, créé à Memphis en 1957 par Jim Stewart et Estelle Axton sous le nom de Satellite Records. Elle prendra le nom de Stax par la contraction des deux noms ‘Stewart et AXton’. Le label a ,sous contrat, des artistes soul funk comme Otis Redding né le 9 septembre 1941 à Macon, il décédera le 10 décembre 1967 dans un accident d’avion, Isaac Hayes né le 20 août 1942 à Covington dans le Tennessee et qui signa avec le label en 1964, associé à David porter il compose des tubes pour les Sam and Dave tel que ‘soul man’ ou ‘Hold on a comin’ et monte le groupe Soul Children, Rufus Thomas et le groupe de session maison Booker T. and the MG’s dont la carrière fut marquée par le tube green ognons. Le label a cessé toute activité depuis 1975 mais depuis, il existe un Stax Museum of American Soul Music qui se trouve sur le site original de Stax Records.
Mais comment mettre fin aux agissements de l’effroyable Goldfineteud ? cet odieux personnage avide d’or.

Il était for tôt lorsque l’on toqua à la porte de la chambre d’hôtel de notre intrépide agent. LeCurLing ouvrit à la délicieuse Mlle Housewife. Mais celle-ci était désappointée : on avait trouvé un grand nombre d’artistes soul funk morts, recouverts d’une peinture couleur or et leur disque d’or avait disparu, mais ce n’était pas tout, car se désespéra Housewife, les nombreux disques d’or du label de Berry Gordy, Motown avait disparu. Le célèbre label Motown créé en 1959 à Detroit, la Motor Town, la capitale de la production automobile dont le nom du label est issu : Motown égale la contraction de Motor Town.Le projet de Berry Gordy est de composer des titres qui plaisent tout autant au public noir qu’au public blanc. Parmi les artistes de la Motown, on trouve Diana Ross et les Supremes, les Four Tops Marvi Gaye, Steve Wonder, the Temptation et les jackson Five qui tous enregistrent avec le groupe maison les Funk Brother. Les différents labels outre Motown sont Tamla et Gordy.
La situation devenait grave, il fallait vite agir car au-dehors, la révolte grondait, des marches étaient organisées pour crier le mécontentement de voir ainsi disparaître le patrimoine afro-américain et tous ces excellents titres soul funk. Il était grand temps pour l’agent leCurLing d’intervenir.

L’agent leCurLing gara la camionnette de plombier devant la Goldentour, et déguisé en plombier sonna à la porte. Après quelques instants, un majordome vint lui ouvrir la porte. L’agent leCurLing annonça à l’homme de maison qu’une fuite avait été signalée dans la Goldensalledebain, ce dernier amena notre héros sur les lieux de la soi disante fuite, avant de s’éclipser. Ainsi l’agent leCurLing avait pu infiltrer la demeure de l’ignoble Goldfineteub.
Notre admirable agent sortit de sa besace de plombier un pistolet à air dans lequel il amorça une ventouse où était reliée une corde, puis passant le bras et la tête par le fenestron de la Goldensalledebain, l’agent leCurLing visa la fenêtre de l’étage supérieur, puis escalada jusqu’au balcon de cet étage. Une fois arrivé, l’agent leCurling ouvrit la porte-fenêtre et pénétra le Goldsalon où étaient entreposés tous les disques d’or subtilisés par Goldfineteub. Mlle Housewife avait raison, ils étaient tous là, exposés au mur de la pièce. Mais ce fut à ce moment précis que la porte s’ouvrit… l’infâme Goldfineteub apparut entouré de ses Goldcompagnes tout d’or vêtues. Ebloui, notre héros ne vit point le coup de crosse que lui infligea par-derrière le majordome. 
L’agent leCurLing retrouva ses esprits, attaché sur une chaise au bord de la Goldpiscine.
‘Vous voilà en bien mauvaise posture mon cher leCurling, votre stratagème de plombier était bien tenté mais une plomberie en or ne peut pas avoir de fuite. Une erreur fatale pour vous’. Bon dieu, ce vil Goldfineteub avait raison, l’erreur avait coûté la perte de notre héros. Tout en retirant son peignoir en lamé or qui fit découvrir un slip de bain en or véritable, l’ignoble Goldfineteub se demandait comment il allait en finir avec notre héros : noyé dans un bain d’or ? coulé dans une plaque d’or ? les idées ne manquaient pas à Goldfineteub.

Alors que les quatre Goldcompagnes en bikini pur or, buvaient l’or de la terre dans de somptueux gobelets en or, et que le scélérat Goldfineteub en était encore à ses recherches pour éliminer notre héros, un bruit d’hélicoptère se fit entendre, c’était la délicieuse mlle Housewife qui débarquait pour aider notre héros. Sautant sur des revolvers ou des mitraillettes en or, les Goldcompagnes et mlle housewife échangèrent un feu nourri. Notre héros, d’un mouvement brusque, se détacha de sa chaise et choppa au passage le félon Goldfineteub qui essayait de fuir.
Un combat sans merci débuta. Le vil Goldfineteub frappait de son poing américain en or, un coup bas fit s’ébranler notre héros qui se releva, lorsque Goldfineteub touchait avec son poing d’acier doré il faisait mal. Pendant ce temps, la délicieuse Mlle Housewife pétaradait de toute part pour vaincre les Goldcompagnes.
Le bord de la piscine n’était plus qu’un champ de bataille, notre héros était mal en point, prêt à tomber dedans et Golfineteub allait donner le coup de grâce en prenant de l’élan mais au moment de recevoir le coup, l’agent leCurLing se décala et Goldfineteub tomba à l’eau, son slip de bain moulant en or véritable entraîna le mauvais homme au fond de l’eau qui périt noyé. Une dernière bulle arriva à la surface lâchant un ‘ahhh !!!!!! je suis m’or… euh… mort’.

Ainsi le scélérat n’avait pu voler les disques d’or d'Atlantic records, le label fondé en septembre 1947 par les frères Ertegün, Ahmet et Nesuhi associé à Herb Abramson et qui fut un des acteurs majeurs de la soul et du jazz dans les années soixante avec des artistes tels que Ray Charles, The Drifters, Roberta Flack, Aretha Franklin, Wilson Pickett, John Coltrane ou Charles Mingus.

Une fois l’infâme Goldfineteub mis hors état de nuire et les vols de disques d’or arrêtés, le calme réapparut dans les rues des grandes cités, pour la plus grande joie de l’ELVIS, qui cherchait partout notre vaillant agent et Mlle Housewife pour les féliciter, mais l’agent profitait de cette fin de mission pour se glisser dans la moiteur et l’humidité de la longiligne et avenante… piscine des appartements de Goldfineteub.

Franche touche de french touch pour cette version 3.6 avec marcel zanini et jacky giordano (oui celui avec qui on finsé la version 3.5) dans aïe aïe aïe les nanas puis monsieur eddy 'le schmoll' avec c'est facile le masq des catharsis suis la dernière séance, un grand classique de l'eurogroove blaxploitation avec ok chicago de resonanace (plus la peine de dire de qui c'est non ?) ensuite tous aux urnes pour la danse des élections d'electric arena et on fini avec antoine la taule euh l'atoll avec la version instrumentale de woopy wip.

dimanche 1 mars 2009

Saison 3 – Episode 5


Le reggae c’est du rock, j’s’t’ai dit !
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera en Jamaïque pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession du sound system et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
A l’annonce de cette nouvelle mission, un épais nuage de fumée s’échappa au-dessus de Price-Fisher, un épais nuage qui sentait bon l’herbe fraîchement coupée. L’agent leCurLing comprenait mieux maintenant pourquoi ce bon Price-Fisher insistait pour passer régulièrement la tondeuse dans le parc du château de Marily, la résidence de notre intrépide agent.

La jeep de la police jamaïcaine venait de se garer dans la cour et le lieutenant-colonel Eddy Calypso accueillit notre héros sur le parvis du commissariat. « La Jamaïque vous remercie de venir lui prêter main-forte, cher agent leCurLing » lui dit le lieutenant-colonel en l’invitant à rentrer dans son bureau. OUI mais pourquoi l’agent leCurLing devait aider la police jamaïcaine ? Quel était le nouveau fléau trouvé par cacophonor pour endaubtriner la planète ? Mais avant de développer le mal qui rongeait son île et de mettre au parfum leCurLing, le lieutenant-colonel Calypso fit rentrer dans la pièce une jeune femme qui allait guider notre héros dans la jungle de Kingston, cette jeune policette… euh… Polissonne… enfin cette jeune femme de la police, cette prénommée Zita Rubadub.
D’après le lieutenant-colonel, les sbires de Cacophonor avaient pris le contrôle de la vente d’herbe et en avaient profité pour submerger le marché d’une infâme ganja qui n’avait pour effet que d’endormir et de rendre amorphe l’ensemble du peuple. QUOI ! s’écriât leCurLing, le vil cacophélon a transformé les rasta rocket en jah rastafourien !
Mais le plus dramatique d’après la gardienne de la paix Miss Rubadub, c’était que cette mauvaise ganja faisait des ravages dans le cercle des musiciens de reggae, ce style musical qui apparut dans les années 60 de la rencontre de divers courants de musique tel le calypso et le mento des caraibes, du jazz et du rythm and blues mais aussi de l’évolution du ska et du rocsteady. C’est en 1973 qu’apparaît le terme de reggae mais l’origine du nom reste obscur. Pour certains, il viendrait du mot anglo-jamaïcain ‘streggae’ désignant une personne mal habillée, pour d’autres le terme serait la contraction de ‘regular guy’ soit l’homme de la rue, d’autres y voient le mot ‘rege-rege’ qui se traduit par querelle ou encore le mot reggae désignerait une tribu en langue bantou, et pour finir c’est à travers des racines espagnoles désignant la reine des musiques ‘la musica del rey’ que certains explique la naissance du mot reggae. Mais si l’origine du nom reste floue, la paternité musicale l’est plus encore. Les éléments que possédait Zita Rubadub attribuaient le premier disque de reggae aux Maytals avec Do the reggays. Mais même si toots des Maytals est le premier à employer le mot, d’autres artistes tel que Lynford Anderson avec Pop-a-top, Stranger Cole et lester Sterling avec Bang a rang, Larry Marshall avec Nanny Goat et les Beltones sur No more heartache ont utilisé cet rythmique à contre temps qui sera la marque de fabrique du reggae.

L’idée de Zita Rubadub, la collaboratrice du lieutenant-colonel, mettait en scène notre valeureux agent. La belle Zita allait se faire passer pour l’assistante d’un artiste français du nom d’Hervé Calsbourgh, soit notre agent, qui cherchant à donner un nouveau virage à sa carrière se tourne vers le reggae. Menant le geste à la parole, la charmante Zita ébouriffa les cheveux de notre agent, lui ouvrit la chemise sur le torse et lui retira ses chaussettes afin de le laisser nu-pied dans ses Westons blanches. Et afin que l’agent leCurLing ainsi grimé paraisse plus crédible, Zita entreprit de lui conter la carrière du plus emblématique Rastaman : Bob Marley né Nesta Robert Marley le 6 février 1945 à Rhoden Hall, d’une mère noire jamaïcaine Cedella malcolm et d’un père jamaïcain blanc d’origine anglaise Norval Marley. Il forme les Wailers avec Joe Higgs et Peter Tosh mais en 1973, après les départs successifs de ses deux compères, Bob Marley lance sa carrière solo et les Wailers deviennent ses accompagnateurs, puis le trio Féminin les I Three dans lequel chante sa femme Rita prend en charge les chœurs. Son premier album ‘natty dread’ est un succès, s’ensuit en 1975 le ‘live’ enregistré à Londres avec ‘No woman no cry’ son premier triomphe international et en 1976 ‘Rataman Vibration’. En 1976 Bob Marley échappe à un attentat à son domicile jamaïcain. Seulement blessé au pied et au thorax, il décide de partir vivre à Londres où il enregistre les albums ‘Exodus’ et ‘kaya’. En 1978 une blessure au pied contractée pendant un match de foot et mal, voire pas guérie, de par des superstitions et un agenda fort chargé fait entraîner sa mort à Miami le 11 mai 1981.

La lourde porte du studio Tuff Gong s’ouvrit, le célèbre studio d’enregistrement de Kingston créé par Bob Marley était le lieu où notre héros allait enregistrer sa ‘dub plate’ Chanel one, un disque à pressage unique qui sert à démarcher les disquaires et dj des sounds systems. Le clan Marley : Damian , Stephen , Ziggy , Kynami et Rita qui gère aujourd’hui le studio, fut impressionné par l’organe de notre héros qui d’une prise termina son enregistrement en posant sa voix sur la rythmique torride de Sly and Robbie, le couple basse batterie le plus prolifique de Jamaïque ayant participé à 200000 titres environ. Sly Dunbar le batteur et Robbie Shakespeare le bassiste ont commencé à jouer ensemble en 1975 après avoir fait leurs gammes dans les sounds system, c’est Ho Kim qui les assemblent dans le backing band du label Chanel one, les Revolutionaries. A partir de 1976, ils accompagnent tout ce que le reggae fait de mieux comme artiste tels Peter Tosh, Gregory Isaacs, Bunny Wailer, Dennis Brown. De plus, voûte rythmique des Black Uhuru, il accède à une renommée mondiale. En 1979, Serge Gainsbourg les engage pour produire son premier album reggae puis ils l’accompagneront en tournée en France. Aujourd'hui, ils jouent et produisent des tubes avec leur label Taxi.

La main experte se glissa le long des courbes noires dévoilant un arrondi parfait, puis avec précision elle fit pénétrer dans son orifice… le centreur de la platine pour écouter la ‘dub plate’ de l’agent leCurLing. Tous les dj’s étaient unanimes : le sound était rond et gras comme il fallait et la voix nasillarde de notre agent de poser avec classe sur le beat. Un bon reggaeton quoi ! mais la charmante Zita et l’agent n’oubliaient pas leur mission. Une fois les dj mis en confiance, la discussion s’orientait vers la difficulté de trouver de la bonne ganja qui ne casse pas les pattes, qui ne t’enlève pas l’inspiration et l’envie du rythme, et tous étaient d’accord : depuis que les gars des entrepôts dealaient la skunk, le dub tournait au daube. ‘Les gars des entrepôts”, la phrase avait fait tilt dans le crâne de notre agent.
La nuit tombant, l’agent leCurLing et la belle Mlle Rubadub avaient décidé de faire un tour au port naturel de Kingston. De nombreux bateaux avaient plongé l’encre, parmi ceux-ci l’agent leCurLing vit un bâtiment commercial qui mouillait sous pavillon haïtien. La belle et l’athlète nagèrent jusqu’à celui-ci, pénétrant par un hublot dans la calle. LeCurLing découvrit une cargaison de sauge. La solution était là, la sauge qui stimule le système nerveux et qui améliore le moral, la sauge qui une fois brûlée assainit l’air d’une pièce, était la solution pour redonner des vibrations au rastaman.
A la première heure, l’ordre de mission fut envoyé au bateau haïtien de décharger sa cargaison dans les entrepôts 999 et de charger à la place celle des entrepôts 666. Une fois l’échange produit, notre intrépide agent armé d’un tournevis s’attacha à faire tomber la vis en pied de neuf entraînant une rotation transformant le 9 en 6 et de ce fait le 999 en 666.Grâce à ce subterfuge, les sbires de cacophonor fournirent de la sauge stockée dans les entrepôts 666 ex-999.

La police jamaïcaine était satisfaite de la mission de notre agent, qui avait su redonner le goût des créations musicales aux producteurs de reggae grâce à ces buz de sauge. Pour fêter cette victoire, la douce et belle Mlle Rubadub invita notre héros à un sounds system afin d’écouter la bonne vibes de l’île, la danse avait chauffé l’atmosphère et dans la moiteur de la nuit la féline Zita approcha ses lèvres pulpeuses et gourmandes en offrande à la fière, droite et longue… paille de ce verre de rhum glacé qui rafraîchit le gosier de la belle gardienne de la paix. 

Des mises à jours pour cette vesion 3.5 avec popcorn crazy de Vic Upshaw avec le mickey baker orchestra, my love des Richmond Orchestra titres signé Jacques Denjean, bug blues de Marc Moulin pour la B.O. De Tarzoon, un people sure act funny magistralement interprété par Arthur Conley, happy birthday mr holidays par Bobby blue Secondo et enfin le flash back disco sous arrangement et direction d'orchestre de Jacky Giordiano.

dimanche 15 février 2009

Saison 3 - Episode 4


My terror is rich cacophonor
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera au cœur du Swinging London pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession de cette révolution artistique et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
De koa ! les précieux sujets de sa majesté, tout permis de tuer, lords amicaux, ou enchapautés du melon ne pouvaient empêcher le Cacophuneste indélicat de répandre la daube, et l’on faisait appel à l’agent leCurling pour ‘sauver la graine’ psyché jerk en cette fin des année 60. Mais en aucun cas l’agent leCurLing ne se sentait ‘Prisonnier’ et tant qu’à faire son numéro, autant en jouer un bon à Cacophonor.

L’aéroglisseur sur lequel l’agent leCurLing avait pris place pour traverser la Manche attaquait son approche de l’aride côte anglaise. Et malgré un voyage des plus agréables, notre brillant héros avait eu le désagréable sentiment d’être suivi, une désagréable impression comme si une présence hostile ne le quittait pas, et ce, même dans le train où leCurLing s’était installé et qui rejoignait Victoria Station. Devant la gare, l’agent leCurLing héla un de ces taxis anglais, cubiques et spacieux, pour se faire déposer à son hôtel. Alors que notre vaillant agent entrait dans sa chambre, l’impression de présence fut plus qu’un sentiment car, à peine avait-il refermé la porte que quatre ‘tordu ninja’ se précipitèrent sur lui. Heureusement la pratique du karaté n’était point méconnue de notre héros, et en quelque Mawashi Geri notre héros disposa des malveillants. Puis, tout en quittant l’hôtel et avec son flegme légendaire, il demanda au groom de service que l’on monte nettoyer sa chambre avant son retour.
L’agent leCurLing avait rendez-vous dans le quartier le plus animé de Londres : Soho, dans le West End londonien, dans la boutique ultra-chic de la grande styliste Dory Forht, celle qui avait su imposer à la mode le mini-short moulant, une bien belle invention pour la liberté de la femme et les yeux de l’homme. Mais l’agent leCurLing n’était pas là pour se rincer l’œil. Cette grande prêtresse des nuits de carnaby street était là pour donner des infos à notre héros.
Dory Forht expliqua à notre agent que le terme de ‘swinging london’ venait des américains et avait vu sa naissance sur une couverture du time en 1966. Ce titre expliquait pourquoi Londres était devenue la capitale de la culture et de la mode pour le monde entier. Ce fut à ce moment précis qu’arriva le célèbre mannequin ‘Pinwggy’.

La belle brindille ‘Pwinggy’ avait sous son bras l’album d’un groupe pop-psyché du plus bel effet, les Pink Floyd, un groupe formé en 1965 autour de Syd Barrett (chant et guitare), Richard Wrigth (clavier et chant), Roger Waters (basse et chant) et Nick Mason (batterie percussions), le groupe à pris le nom de Pink Floyd en hommage à deux bluesman Pink Anderson et Floyd Council. Se produisant régulièrement à l’UFO Club, la notoriété du groupe grandissante les propulse sur le devant de la scène psyché londonienne, et c’est ainsi que le groupe signe en 1967 un contrat avec le label EMI. Après deux 45 tours sortis en mai ‘Arnold Lane’ puis en juin ‘See Emily Play’ le groupe sort son premier album ‘The pipper at the gates of down’ qui fait référence au livre pour enfants de Kenneth Grahame ‘Wind In The Willows’. Ssur l’album les titres parlent de l’espace, des contes et des gnomes, enregistré dans le célèbre studio numéro 1 d’Abbey Road, les chansons sont sous l’influence créatrice de Syd Barrett et du LSD.
Une fois les explications finies, Dory Forht proposa à notre héros d’aller se restaurer dans le sud du quartier, ‘le Chinatown londonien’, d’un Nem bien membré. Le repas s’était déroulé tranquillement, la belle ‘Pinwggy’ avait raconté les malheurs de son ami photographe qui s’était retrouvé embringué dans une drôle d’histoire avec ses photos prises dans un square et qui faisait apparaître au second plan une drôle de dispute.
C’est à ce moment que le directeur de l’établissement proposa à notre héros et ses ravissantes voisines de boire un verre de saké, et après avoir bien rigolé des choses vues dans le fond du verre, nos trois amis sombrèrent dans un profond sommeil causé par la drogue plongée dans le verre de saké.
L’agent leCurLing se retrouva dans une cave inondée avec les deux donzelles, mais surtout le niveau de l’eau augmentait, un tuyau déversant son flot dans le local lugubre du restaurant chinois. Alors que la panique gagnait les jeunes femmes, leCurLing entrevit l’espoir grâce à un conduit d’égout, sûr que pour se sauver il ne fallait pas faire la fine bouche. Alors que l’eau allait recouvrir nos amis, leCurLing réussit à retirer la grille et nos trois intrépides nageurs purent ainsi s’échapper par la Tamise. Par deux fois, on avait tenté de mettre fin à la mission de notre héros.

Rentré à l’hôtel leCurLing prit une bonne douche, fit prendre ses vêtements mouillés par la femme de chambre, commanda une bouteille de ‘Dom Pérignon’ au room service, et contempla le paysage par la fenêtre, lorsqu’on toqua à la porte,. Echaudé par les sournoises attaques, notre héros s’arma de son colt ‘berreta Delta Elite’ avant de lancer un ‘entrez’ avenant, mais loin d’une quelconque menace (enfin, quand je dis menace ça reste à voir), c’était le splendide mannequin ‘Pinwggy’ qui entra dans la pièce, tenant dans la main gauche un paquet de traiteur asiatique et dans la main droite le premier album des Deep Purple, un groupe formé en 1968 et qui sortit la même année l’album ‘Shades of Deep Purple’, album gorgé d’orgue et de psychédélisme enregistré par Rob Evans (chant), Ritchie Blackmore (guitare), Jon Lord (Orgue et chant) Nick Simper (basse et chant) et Ian Paice (batterie).
Dans le sac du traiteur, la belle sortit des sushi. DES sushi, leCurLing se sachant séché se soucia de s’asseoir au côté de ’Pinwggy’ pour assouvir son goût des sushi et ouvrir la bouteille de champagne.
La conversation avait duré toute la nuit et au petit matin, alors que ‘Pinwggy’ redessinait le contour de ses lèvres de rouge, la pétulante ‘Dory Forht’ pénétra dans la chambre car un mandarin lui avait déposé une boîte à la boutique. Cette boîte contenait des petits biscuits qui une fois émiettés contenaient un petit papier avec un texte. Sûrement un proverbe, pensa leCurLing. Mais à la lecture de ces papiers, l’agent pu lire des informations sur les groupes du Swinging London. En premier lieu les ‘Who’, groupe formé en 1962 par Roger Daltrey (chant) Pete Townshend (guitare), John Entwistle (basse) et Keith moon (batterie), à qui l’on doit l’explosif ‘My génération’.
Les ‘Kinks’ formé en 1963 par les deux frères Ray et Dave Davies, originaire de Muswell Hill, le quartier pauvre et insalubre de Londres, ils signeront des titres mémorables tel que ‘You Really Got Me’.
Sur un autre papier figurait le nom des ‘Small Faces’, groupe fondé en 1964 par Steve Marriott et Ronnie Lane, respectivement guitariste et bassiste du groupe qui comprend Kennie Jones à la Batterie et Jim Winston aux claviers, rapidement remplacé par Ian Mc Lagan, qui enchaîne les tubes psyché tel itchycoo Park qui utilise pour la première fois dans un morceau pop l’effet du ‘Phasing’. Et enfin les ‘Troggs’, groupe qui vit le jour dans les années 60 et qui connut son heure de gloire grâce à ‘Wild Thing’ que Reg Presley (chant), Chris Britton (guitare, Pete Staples (basse) et Ronnie Bond (batterie) éructaient avec passion.
L’agent leCurLing avait fait le plein d’informations sur les groupes du mouvement Psyché-pop de Londres avec 2 albums majeurs de ce style et une compile chargée de classiques comme de titres moins connus, ainsi la THORENS pouvait être satisfaite. Mais il restait une dernière mission à l’agent leCurLing, vaincre la mafia des canards laqués de cacophonor. La proximité des quartiers swinging londoniens et asiatico-restaurateur donna l’idée à notre agent d’organiser des repas-concert où la ‘Tsin Tao’ coulait à flot et les guitare se débridaient, un must tendance qu’aucun cas raté et où tous les excès étaient permis. D’ailleurs lors d’une de ces soirées et pour fêter la victoire, le longiligne corps de ‘Pinwggy’ se mit à remuer dans un langoureux va et vient avant de s’abandonner, essoufflée par la puissance du manche tendu de… la guitare et de ses accords fuzzy.
une version 3.4 avec à tout honneur les charmantes Brigite Bardot dans c'est une bossa nova, Françoise Legrand dans la lune, messieurs Sachat Distel avec il y a bien trop de filles, Colin Verdier Psycho, Micky Milan et son quand tu dance, les Space avec my love is music et à tout seigneur l'Abbé Noël Colombier et son jette la pierre.
Bonne écoute avec du fuzz et des basses, de l'amour et des violons
et comme toujours le son est dans le post.

dimanche 1 février 2009

Saison 3 – Episode 3


Mon curé chez l’Unidisc
Bonjour agent leCurLing. Votre mission vous mènera auprès du seigneur pour collecter le maximum d’indices afin d’empêcher l’infâme Cacophonor de prendre possession de la parole du tout puissant et d’imposer son cacophuneste projet d’endaubtrinement de la planète.
Alors si la B.S.T. donnait l’ordre à l’agent leCurLing de rentrer dans les ordres, celui-ci n’allait pas mordre et subir un contrordre. Une chose est sûre, lady Béneloppe se trouvait plutôt rassurée de voir partir notre vaillant agent dans un monastère religieux, ayant fait vœux de chasteté. En tout cas, notre délicieuse lady Béneloppe n’avait pas fait vœu de silence, pour sûr.

Ouch ! que le seigneur nous envoie de rudes épreuves, à commencer par cette carriole tirée par un sacré bourricaud sur les routes défoncées de cette chaussée aux moines du massif central, et, pour rejoindre le monastère, le séant de l’agent leCurLing avait vécu un indélicat voyage. La lourde porte s’ouvrit lentement. Notre héros pénétra dans cet univers où le temps semblait s’être arrêté, il fut accueilli par Frère Jean, un ancien de la maison qui avait troqué le gilet pare balle pour la soutane après une crise de foi. Les retrouvailles furent empreintes de souvenirs des missions passées et imbibées de chartreuse des missionnaires passés. Puis Frère Jean fit part à l’agent leCurLing des inquiétudes qu’il avait, CAR des phénomènes bizarres s’étaient produits dans le monastère ces derniers temps, des événements troublants qui avaient troublé les frères de la confrérie. LeCurLing promit à frère Jean de mener l’enquête pour connaître l’origine des mystères, puis lui demanda de rejoindre la bibliothèque afin de prendre connaissance des indices que renfermait le grimoire.

L’agent leCurLing pénétra dans la majestueuse pièce où un frère dodu installa le précieux ouvrage sur un présentoir, leCurLing enfila des gants blancs et commença à tourner les pages jusqu’à la lettre ‘G’ comme Gilson Jef. Jef Gilson, de son vrai nom Jean-François Quiévreux, vit le jour le 25 juillet 1926 à Guebwiller en Alsace. Ce musicien fait partie de la série des grands inconnus à découvrir d’urgence car de 1950 aux années 70, il est à la pointe et à l’avant-garde de son style de prédilection, le jazz anticipant et accompagnant les évolutions, révolution de ce genre musical. Si dans les années 50-60 Jef Gilson est à la tête de big band, il prête à l’orée des années 70 une oreille attentive au Free-Jazz. D’ailleurs à la tête du label Palm, il enregistrera des albums de percussions free avec Christian Vander et lance une multitude d’artistes jazz tels François Jeanneau, Bernard Lubat ou Henri Texier dans son ensemble Europamerica. Pour la partie de jazz religieux qui nous intéresse, nous approfondirons les enregistrements que Jef Gilson réalisa sur le label spécialisé en musique religieuse les ‘Studios S.M.’ et plus précisément la collection de 45 tours de Jo Akepsimas intitulé ‘battez des mains’ ‘criez la joie’ etc…et aussi l’album réalisé sur le label Unidisc avec Bill Colemann et Guy de Fatto, mais au moment de rentrer dans ces multiples détails, l’agent leCurLing s’aperçut que les pages qui suivaient avaient été arrachées du précieux grimoire. Avait-on à faire aux étranges événements dont avait fait allusion frère Jean ? Hum il fallait en avoir le cœur net. Comme un événement étrange n’arrive jamais seul, le monastère accueillait exceptionnellement les sœurs du couvent voisin dont la toiture vétuste avait cédé sous le poids des ans. Et tout ce petit monde se retrouva dans la chapelle du monastère afin de prier le seigneur. L’orgue égrenait ses notes à la gloire de dieu quand tout à coup il dérapa sur un accord de ré mineur et vit l’un de ses imposants tuyaux se détacher et s’écraser au milieu des croyants. S’agissait-il d’un sabotage ? on n’était d’ailleurs pas au bout de nos peines puisqu’un cri terrifiant déchira le silence du lieu pieux. On venait de trouver sœur Capucine évanouie dans le grand escalier. L’agent leCurLing se précipita pour aider sœur capucine à rejoindre sa chambre. Là, la jeune et jolie jeune femme dévoila son identité. Elle conjuguait sa foi avec le combat contre cacophonor et son agression était juste dûe au fait qu’elle avait des renseignements à fournir à notre héros. En premier sur l’abbé Guy de Fatto, né au Havre le 21 mai 1925. Contrebassiste dans les orchestres de Claude Luter et de Claude Bolling, il a joué à Saint-Germain-des-Prés avec Sydney Bechet, Maxim Saury, Bill Coleman, et bien d'autres.
Il se convertit puis est ordonné prêtre du Prado en 1965. Peu après, il est nommé aumônier des artistes du spectacle. Ainsi il à enregistré plusieurs albums de jazz religieux dont des 45 tours de la série louez dieu et le gospel night numéro deux titré ‘ressuscité’ sur le label unidisc. Mais ce fut au moment où sœur capucine allait révéler à notre agent la liste des albums de la collection de jazz religieux sortie chez unidisc que celle-ci tomba dans les pommes. C’était la seconde fois qu’au moment de connaître l’ensemble des titres de la série, un événement empêchait leCurLing de collecter les indices. Mais il se faisait tard et l’agent leCurLing retourna dans sa chambre se reposer.

Il était fort tôt et même si le temps s’arrête en ces lieux saints, il faut bien reconnaître que la journée commence de bonne heure. Certains frères s’occupaient du jardin potager, d’autres des abeilles à miel et enfin les plus vernis de la trappe à bière que les bons frères confectionnaient. L’agent leCurLing descendait au presbytère s’enquérir de l’état de santé de sœur Capucine quand tout à coup, il vit une ombre fuyante entre les colonnes du long couloir. LeCurLing sentit qu’il avait à faire au mystérieux faiseur de mystère et le prit en chasse. Mais celui-ci au fait des lieux échappa à notre héros non sans avoir par mégarde laissé échapper un recueil dans lequel leCurLing découvrit des indices sur Maxime Saury, né le 27 février 1928 à Enghein-les-Bains dans le Val d’Oise. Clarinettiste, chef d’orchestre et arrangeur, Maxime Saury enregistra l’album ‘religieusement vôtre’. Il y avait aussi des indices sur le regretté Guy Laffite qui vit le jour en 1927 et disparut en 1998, un saxophoniste ténor à la tête de son orchestre.
Alors que frère Jean sélectionnait les vins de messe pour le prochain prêche, l’agent leCurling le questionna sur les autres frères de la confrérie. Mais frère Jean se portait garant de tous, mais leCurLing insista pour voir le cahier des entrées et là, le nom de frère Boucan attira l’attention de notre héros. Frère Jean se rappelait vaguement de ce frère qui avait intégré le monastère dernièrement. Hum d’ailleurs son passé restait trouble, il avait vécu dans les pays de l’est de la côte ouest de centre-afrique, au nord des pays chauds du groenland, enfin tout ceci était trop nébuleux pour être vrai. Le judas était démasqué, ne restait plus qu’à le confondre et là, leCurLing avait un plan, un de ces plans redoutables vu que ce suppôt de caco cherchait à subtiliser les indices sans savoir de quoi il s’agissait. Il suffisait de le mettre sur la mauvaise voie avec un 45 tours de sœur Sourire, bien sûr frère Boucan tomba dans le piège et se précipita sur le ‘dominique nique nique’. Ainsi démasqué il ne pouvait plus nuire.

L’agent leCurLing avait ainsi les noms des cinq albums de jazz spirituel sortis chez unidisc. Remise de ses émotions, sœur Capucine félicita notre agent et pour bien lui faire sentir sa joie, la jolie sœurette retroussa les manches de sa robe de bure et commença à caresser puis à pianoter de ses doigts agiles le corps parfait de l’instrument, avant de pousser un cri… d’offrande en chantant sa foi, accompagnée par l’orgue sur lequel ses doigts courraient.

une version 3.3 remake de la version 1.13
à la demande générale je 'reuplaude' la compil 13 de la saison 1 
bon si vous en voulez d'autres, faites vos commandes.
ah! oui, un titre en plus de smoog pour l'ami Jotta.

ANNONCE : MISTER B recherche un disque de maxim saury
'maxi maxim maximun' si quelqu'un peut lui faire parvenir
une adresse qu'il la dépose dans les commentaires ou sur son site

jeudi 15 janvier 2009

pinkwool fabrik fait son mr plus



vous connaissez le listen the sounds of brutdegroove 
dans les aventures de l'agent leCurLing.
le pinkwool podcast present : un groove un thème sur pinkwool numérik
et bien voilà le sampler version sur pinkwool musik l'actu des sorties indie avec des chroniques décalées et le sampler version pour mettre du son sur les mots.
ainsi que les no-waves un comicstrip sur le rock des années 80 avec plein de klang de kling de nutnut et de bipppp. grosse poilade